Romans

Quand la guerre s’en mêle ; les années noires (Colmar, 2011) , éditions Jérôme Do Bentzinger

Zimmermann-MunschComment traverser les sombres heures de l’annexion de fait, lorsque votre enfance a été éclairée par la figure d’un grand-père très aimé qui vous a légué et son caractère entier et son patriotisme?
C’est à cette question que se trouve confrontée la jeune Marie dès son retour d’évacuation en 1940.
De la Lorraine mosellane à l’Alsace Bossue, de son enfance choyée à sa rencontre avec René, elle vivra cette période tragique en observant d’un regard sans concession le monde autour d’elle, et sera le témoin attentif des faits marquants et des drames -souvent tombés dans l’oubli- qui ont jalonné le destin des départements de l’Est dans la tourmente des années 1939-1944.

Ce roman a obtenu le Grand Prix de la ville de Saint-Avold en 2013


Puis vinrent les années grises… (Colmar, 2013) , éditions Jérôme Do Bentzinger

Dans ce nouveau roman, qui s’enrichit d’une bibliographie et de notes explicatives, l’auteur nous fait revivre les turbulentes années de l’après-guerre.

8 mai 1945 : fin officielle de la Seconde Guerre mondiale en Europe. L’Alsace-Moselle, libérée plus tardivement que le reste du territoire, sort meurtrie des années durant lesquelles elle a été annexée au Reich allemand. Vides laissés par la guerre, épuration, reconstruction, cohabitation parfois difficile de personnes ayant vécu des sorts différents, série de grands procès, méconnaissance par le pays du drame subi, les répercussions du conflit sont multiples. Les trois départements de l’Est pansent leurs plaies dans un contexte national et international en pleine mutation -guerre froide, partition de l’Allemagne, construction de l’Europe, décolonisation…- et tentent de mettre un point final à cette période douloureuse de leur histoire.

Dans ce climat complexe, nous retrouvons les attachants personnages de Quand la guerre s’en mêle, les années noires, René, Marie, Jeanne, Emile, et les autres. Comment ont-ils résisté au cataclysme qui a ébranlé le monde? Leurs amitiés, leurs amours ont-elles survécu à l’épreuve du temps et des circonstances? Parviendront-ils à reprendre le fil d’une existence ordinaire? En un mot, sauront-ils échapper à l’emprise des années grises ?


Ruptures… (Plombières-les-Bains, 2018), éditions Ex Æquo

Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990. Ruptures… s’attarde plus précisément sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 – sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois – et la chute du Mur de Berlin.

Parallèlement à cet argument historique, Ruptures… développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L’amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt sur fond de Mai 68, alors qu’ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n’aura de cesse de retrouver le paradis perdu. D’emblée, cette quête d’absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l’échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l’enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l’art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s’abandonner à l’instant et à l’éternité, selon cette formule de Nietzsche qu’elle avait faite sienne autrefois?


Autres publications

La question de l’Alsace-Lorraine [1]  dans la politique hitlérienne (Metz, 2014)

De 1940 à 1945, L’Alsace-Moselle connut sa seconde annexion à l’Allemagne. Contrairement à la précédente (1871-1918) qui, suite au Traité de Francfort, fut une annexion de droit, la seconde ne fit l’objet d’aucun traité. Il s’agissait cette fois d’une annexion de fait.

Comment en était-on arrivé là ? C’est à cette question que Madeleine ZIMMERMANN-MUNSCH propose des éléments de réponse dans une étude parue dans la revue LHA qui lui a consacré son numéro 3 de janvier-juin 2014 [2].

Sous l’annexion de fait, la germanisation des noms (Metz, 2017)

De 1940 à 1945, l’Alsace et la Moselle furent annexées de fait à l’Allemagne hitlérienne, des années durant lesquelles les mesures de « réintégration dans le Reich » succédèrent les unes aux autres et, parmi elles, les mesures de germanisation.

En la situant dans son contexte, la présente étude se penche tout particulièrement sur la germanisation des noms – toponymes aussi bien que patronymes. La revue LHA [3] lui consacre son numéro 12  (mai-octobre 2017).

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[1] Cette terminologie, introduite en 1871, sera abandonnée de manière officielle par la France en 1920, mais restera en usage en Allemagne. Elle désigne en réalité l’Alsace et la Lorraine annexées, c’est-à-dire l’Alsace-Moselle.
[2] [3] LHA Lettres Histoire Arts 1, square Nicolas Tabouillot, 57000 METZ.

 

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